Rencontre au jardin du Luxembourg

 » Depuis plus d’un an, Marius remarquait dans une allée déserte du

Luxembourg, l’allée qui longe le parapet de la Pépinière, un homme et une toute jeune fille presque toujours assis côte à côte sur le même banc à l’extrémité la plus solitaire de l’allée, du côté de la rue de l’Ouest [actuellement rue d’Assas]… « 

Les Misérables, troisième partie, livre VI, chap. 1

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Ayant passé l’essentiel des trente premières années de sa vie dans le quartier (de la rue des Feuillantines à la rue Notre Dame des Champs, en passant par les rues du Dragon, du Cherche-Midi, de Mézières ou de Vaugirard.), Victor Hugo avait une affection particulière pour le jardin du Luxemboug où il a toujours aimé se promener. Aussi  ce jardin apparait dans plusieurs chapitres des Misérables.  C’est d’ailleurs  là qu’il met en scène la rencontre entre ses trois personnages favoris des Misérables, Jean Valjean, Cosette et Marius:

 

 » Un jour, l’air était tiède, le Luxembourg était inondé d’ombre et de soleil, le ciel était pur comme si les anges l’eussent lavé le matin, les passereaux poussaient de petits cris dans les profondeurs des marronniers, Marius avait ouvert toute son âme à la nature, il ne pensait à rien, il vivait et il respirait, il passa près de ce banc, la jeune fille leva les yeux sur lui, leurs deux regards se rencontrèrent.

 Qu’y avait-il cette fois dans le regard de la jeune fille ? Marius n’eût pu le dire. Il n’y avait rien et il y avait tout. Ce fut un étrange éclair.*

 Elle baissa les yeux, et il continua son chemin. « 

 Les Misérables, troisième partie, livre VI, chap. 3

(« C’était lui! » *)

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Le jardin du Luxembourg  est un jardin ouvert au public, situé dans le 6e arrondissement de Paris. Créé en 1612 à la demande de Marie de Médicis pour accompagner le palais du Luxembourg, il a fait l’objet d’une restauration dirigée par l’architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin sous le Premier Empire et appartient désormais au domaine du Sénat. Il s’étend sur 23 hectares (21 ouverts au public) agrémenté de parterres de fleurs et de sculptures. Rendez-vous de prédilection des Parisiens, il attire également des visiteurs du monde entier.Les Parisiens l’appellent affectueusement le « Luco »…

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Situés au cœur du Quartier latin, regroupés dans l’enceinte d’une grille dont les pointes sont recouvertes de feuille d’or, les jardins accueillent plusieurs bâtiments classés :

 

-le palais du Luxembourg où siège le Sénat, la chambre haute du Parlement, propriétaire du jardin.

-le Petit Luxembourg, hôtel particulier contigu au précédent, résidence du président du Sénat

-le musée du Luxembourg, consacré à de grandes expositions temporaires d’art, réputées pour la qualité des œuvres présentées. On accède au palais et au musée par la rue de Vaugirard.

-l’orangerie : plusieurs bâtiments se sont succédé. L’orangerie actuelle, bâtie par Alphonse de Gisors en 1839, est située sur l’allée Delacroix. Elle abrite une collection de 180 plantes en caisse dont des agrumes, des palmiers-dattiers, des lauriers roses et des grenadiers. Certains bigaradiers, que l’on retrouve dans la partie du jardin dite « à la française » de mai à octobre, ont un âge estimé à 250 ou 300 ans8. L’été, l’orangerie sert de salle d’expositions temporaires.

-l’ancien hôtel de Vendôme, aujourd’hui occupé par l’école Mines ParisTech.

-les serres du jardin du Luxembourg, attenantes à l’hôtel de Vendôme, abritent de riches collections horticoles, dont notamment plus de 400 espèces d’orchidées9. Ces serres sont à la fois un lieu de production de plantes pour l’embellissement du jardin et la décoration florale du palais du Luxembourg et un lieu de conservation d’un patrimoine végétal datant du milieu du xixe siècle. Depuis le rattachement des terres du domaine des Chartreux au Jardin du Luxembourg peu après la Révolution française, en 1796, il y a toujours eu des serres à cet endroit. La première serre abrite des fougères, très utilisées comme plantes vertes dans les décorations florales. La deuxième abrite des potées fleuries comme des hortensias ou des bégonias. La température de cette serre est régulée et les plantes sont alimentées par un système de goutte à goutte. Enfin la troisième serre accueille les collections d’orchidées, de bégonias et de crotons. Elle a été inaugurée en 1999, en remplacement des deux plus vielles de la Conservation des jardins qui dataient du xixe siècle. Cet ensemble est complété par des plates-bandes d’essais de plantes à fleurs ou à feuillage décoratif. Cette recherche permanente permet ainsi de proposer aux visiteurs du jardin en perpétuelle évolution et chaque année différents.

 

Plan du jardin

Le jardin possède une partie « à la française » située dans l’axe du palais et des parties « à l’anglaise » du côté de la rue Guynemer. Entre les deux s’étend la forêt géométrique des quinconces. À ces trois zones bien différenciées s’ajoutent, au sud, les pelouses et un verger, conservatoire de pomologie de variétés anciennes et oubliées, situé face au lycée Montaigne, sur le côté de la rue Auguste-Comte.

 

L’ensemble du jardin est parcouru d’allées permettant la promenade et la flânerie. L’une d’elles est évoquée dans un poème de Gérard de Nerval intitulé Une allée du Luxembourg :

 

Elle a passé, la jeune fille […]

Parfum, jeune fille, harmonie…

Le bonheur passait, il a fui !

On trouve des cultures de plantes de massifs destinées aux parterres du jardin et des serres abritant des plantes vertes et à fleurs destinées à la décoration des intérieurs du palais. Un rucher situé à proximité du Pavillon Davioud (porte Vavin) permet de s’initier à l’apiculture.

 

(Source: Vikipédia)

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Revenir au Luxembourg quand je suis à Paris, fait toujours plus ou moins figure d’un pèlerinage pour moi. D’abord la lecture des Misérables m’a beaucoup marquée.  Ce chef d’oeuvre de Victor Hugo est avec “Voyage au bout de la nuit” un de ces deux livres qui ont changé ma vie. Que dis-je, bouleversé et rempli ma vie!! Et enfin, pour revenir au jardin du Luxembourg, c’est aussi là que j’ai trouvé l’inspiration du 4e chapitre de “La Disparition (Où es-tu Fanny L.?)”

Ce que l’éternité doit à l’éphémère…*

Bon ben, je vous propose au pause café. L’occasion d’un moment de rêverie (rêvasserie,) face au bassin…  Et nous repartirons avec Sylvain pour une longue balade dans le quartier Latin.  Où cette fois, nos pas nous porteront à Saint Germain des Prés (pause dans un petit parc à côté de l’église), puis à Odéon où nous irons acheter nos macarons et boire un, ou plutôt deux Mojitos.

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à la Une

Parc des Buttes Chaumont.

Le parc des Buttes-Chaumont est un jardin public situé au nord-est de Paris, en France, dans le 19e arrondissement de la ville.

Avec près de 25 ha, le parc est l’un des plus grands espaces verts de Paris. Inauguré en 1867 pendant les dernières années du règne de Napoléon III, il s’agit d’une réalisation de l’ingénieur Jean-Charles Alphand.

Mairie du XIX (Place Armand Carrel) face aux Buttes Chaumont.
Mairie du XIX (Place Armand Carrel) face aux Buttes Chaumont.

Le parc compte 6 entrées principales. En partant de la pointe sud et dans le sens des aiguilles d’une montre :

Porte Armand-Carrel : place Armand-Carrel, devant la mairie du 19e arrondissement
Porte Armand-Carrel : place Armand-Carrel, devant la mairie du 19e arrondissement

Porte principale : au sud, à l’angle des rues Botzaris et Simon-Bolivar ;

Porte Secrétan : rue Manin, dans le prolongement de l’avenue Secrétan ;

Porte Armand-Carrel : place Armand-Carrel, devant la mairie du 19e arrondissement ;

Porte de Crimée : au nord-est, à l’angle de la rue Manin et de la rue de Crimée ;

Porte de la Villette : à l’est, rue Botzaris ;

Porte Fessart : rue Botzaris, dans le prolongement de la rue Fessart.

Outre ces entrées principales, le parc compte également neuf entrées secondaires.

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Avec une superficie de 24,73 hectares, le parc des Buttes-Chaumont est le cinquième plus grand espace vert de Paris, après le bois de Vincennes, le bois de Boulogne, le parc de la Villette et le jardin des Tuileries. Il s’agit également d’un des espaces verts parisiens présentant le plus grand dénivelé (plus de 30 m), héritage des carrières sur lesquelles il a été construit.

La partie basse, au centre du parc, est occupée par un lac de 1,5 ha de forme grossièrement circulaire et d'environ 150 m de diamètre. Ce lac est alimenté par 3 ruisseaux qui descendent les pentes du parc, le premier à l'ouest, le deuxième à l'est et le dernier au sud. Ce dernier ruisseau, alimenté par le bassin de la Villette, pénètre dans la grotte du parc sous la forme d'une cascade artificielle de 32 m de hauteur.
La partie basse, au centre du parc, est occupée par un lac de 1,5 ha de forme grossièrement circulaire et d’environ 150 m de diamètre.
Ce lac est alimenté par 3 ruisseaux qui descendent les pentes du parc, le premier à l’ouest, le deuxième à l’est et le dernier au sud. Ce dernier ruisseau, alimenté par le bassin de la Villette, pénètre dans la grotte du parc sous la forme d’une cascade artificielle de 32 m de hauteur.

 

Le parc a une forme concave, son seul côté rectiligne se trouvant au nord-est (le long de la rue de Crimée). Les rues Manin (au nord) et Botzaris (au sud) l’entourent et se rejoignent au sud en formant une pointe. Dans sa plus grande longueur, entre les pointes nord et sud, le parc mesure 820 m de long ; dans sa plus grande largeur, le long de l’extrémité est, il mesure 450 m. Au total, sa périphérie mesure 2 475 m1.

pont suspendu, dû à Gustave Eiffel (1867), de 65 m de long au-dessus du lac et rejoignant la rive à l'île du Belvédère.
pont suspendu, dû à Gustave Eiffel (1867), de 65 m de long au-dessus du lac et rejoignant la rive à l’île du Belvédère.

 

Sa partie basse comporte un lac de 1,5 ha, au centre duquel s’élève une île escarpée de 30 m de haut. Au total, le parc comprend 12 ha de pelouses, 6 ha de massifs de plantation, 1 ha d’enrochements et 4,5 ha réservés à la circulation (5,5 km de voies et 2,2 km de chemins).

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Le centre du lac est occupé par une île. Correspondant à une ancienne carrière à ciel ouvert, elle prend la forme d’une falaise de 30 m de hauteur, grossièrement triangulaire. À la pointe sud, l’île n’est distante du bord du lac que de quelques mètres.

 

Elle est surmontée d’un kiosque, dit « temple de la Sibylle », construit en 1869 par Gabriel Davioud en s’inspirant du temple de Vesta à Tivoli, en Italie3 (une construction similaire, également construite par Davioud, se retrouve dans le bois de Vincennes sur l’île de Reuilly).

 

L’île peut être atteinte par deux ponts :

 

à l’ouest, une passerelle suspendue d’une portée de 65 m ;

au sud, le pont des Suicidés, une passerelle en maçonnerie de 12 m de portée et de 22 m de hauteur.

Par ailleurs, un escalier de 173 marches pratiqué à l’intérieur du rocher permet de descendre jusqu’au lac. (Il est fermé au public.)

Le centre du lac est occupé par une île. Elle est surmontée d'un kiosque, dit "temple de la Sibylle", construit en 1869 par Gabriel Davioud en s'inspirant du temple de Vesta à Tivoli, en Italie.
Le centre du lac est occupé par une île. Elle est surmontée d’un kiosque, dit « temple de la Sibylle », construit en 1869 par Gabriel Davioud en s’inspirant du temple de Vesta à Tivoli, en Italie.

 

Flore: Ce parc contient des plantations très variées, c’est le parc public parisien le plus riche en variétés d’essences, on peut signaler  un sophora dont les branches se penchent vers les eaux du lac, un platane d’Orient planté en 1862 (6,35 m de circonférence), un févier d’Amérique, un noisetier de Byzance, deux ginkgos bilobas, un orme de Sibérie, un cèdre du Liban planté en 1880…

Faune: Le parc est peuplé de nombreuses espèces d’oiseaux : corneilles, moineaux, pigeons ramiers et pigeons des villes sont les plus connus. Parmi les autres espèces courantes : étourneaux, pies, merles, mésanges charbonnières, mésanges bleues, verdiers, pinsons, rougegorges, sittelles torchepot, troglodytes et accenteurs. Au printemps  les  rejoignent  fauvettes à tête noire, martinets, gobemouches. Il n’est pas rare de voir ou d’entendre des mésanges à longue queue, grimpereaux, pics (notamment pics verts et épeichettes), roitelets, pigeons colombins, grives, geais, hirondelles de fenêtre, pouillots véloces, faucons crécerelles, éperviers et chouettes hulottes. Sur le lac : poules d’eau, canards colverts et canards de Barbarie, pilets, tadornes casarca, bernaches du Canada, oies à tête barrée, hérons cendrés, goélands et mouettes rieuses (en hiver surtout). On peut aussi y observer des bergeronnettes des ruisseaux et, parfois, des martins-pêcheurs.

(Source: Vikipédia)

En buvant notre café en terrasse face aux Buttes Chaumont, j'explique à Sylvain que mon ancien bahut étant tout près, il m'est arrivé (assez souvent en fin d'année) de sécher les cours dans ce parc...
En buvant notre café en terrasse face aux Buttes Chaumont, j’explique à Sylvain que mon ancien bahut étant tout près, il m’est arrivé (assez souvent en fin d’année) de sécher les cours dans ce parc…

 

WHAT ELSE?

Des années pension au bahut des Buttes Chaumont*

(Clic)